La FIA, l’ACO et Goodyear façonnent l’avenir du LMGT3 jusqu’en 2029
À partir de 2027, le pneumatique Goodyear Eagle offrira un nouveau niveau de performance et le plus haut taux de matériaux durables en endurance.
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24h Le Mans
Toyota, Ferrari, Cadillac, Alpine, Genesis, Aston Martin et BMW : sept marques dans le top 10 Hypercar, dix-sept des dix-huit voitures de la catégorie en moins de deux secondes après deux heures d’essais de nuit : la compétition s’annonce palpitante.
Vingt-deux heures ce mercredi, 16°C et 62 % d’humidité dans l’air, feu vert sur la deuxième séance d’essais libres des 94e 24 Heures du Mans. La nuit est là, avec sa fraîcheur, prête à sanctionner la moindre approximation. Les novices doivent retrouver leurs repères dans le faisceau des phares ; les plus aguerris savent ne pas trop en faire le temps que pneus et freins atteignent leur température optimale de fonctionnement. C’est la seule occasion de rouler de nuit sur le Circuit des 24 Heures avant la course. Il faut donc en profiter pour envoyer les trois pilotes de chaque équipage.
Nyck de Vries perd le contrôle de la Toyota TR010 Hybrid #7 dans la chicane Dunlop dès son premier tour lancé. Sans conséquence. L’instant d’après, c’est l’Oreca 07-Gibson #44 Iron Lynx-Proton qui est plantée dans le bac à graviers, à l’extérieur du virage d’Arnage, provoquant la première slow zone de la séance. La direction de course neutralise l’intégralité du tracé après 13 minutes seulement, des commissaires devant intervenir en piste pour récupérer des débris à l’endroit où Nyck de Vries est parti en tête-à-queue. Le retour à la normale est rapide et les concurrents remettent les gaz.
Les images de nuit impressionnent. À plus de 300 km/h dans la ligne droite des Hunaudières, les rangées d’arbres aperçues dans la lumière des phares disparaissent rapidement. Le décor file toujours après Mulsanne, le pilote semble jouer avec une ligne discontinue qui se déroule à une vitesse folle. Plongeon à droite dans Indianapolis, le carbone des freins est porté au rouge pour le gauche qui lance les voitures sous les lumières d’Arnage, le virage le plus lent de ce tracé unique au monde. Dès la sortie, c’est de nouveau l’obscurité. À fond vers la section des virages Porsche, puis du Karting. Les lumières artificielles de l’enceinte principale du circuit réapparaissent. On les traverse en quelques instants et c’est un nouveau tour qui est lancé.

Il ne reste déjà plus qu’une heure d’essais libres ce soir. Au Mans, le temps de piste est rare par définition, précieux donc. L’heure est au travail. Cette course de légende s’improvise moins encore qu’une autre. Elle se prépare avec une extrême minutie. On s’applique à enchaîner les tours, à recueillir les données de consommation de carburant, d’usure des pneus, de températures de fonctionnement… Si tout se passe bien, on rencontrera des conditions similaires en course.
La Cadillac V-Series.R #101 de Filipe Albuquerque apparaît au ralenti au début de la voie des stands tous feux éteints. Son ingénieur demande au pilote espagnol de faire un reset. Ça marche : la machine reprend vie immédiatement, phares en fonction, elle rejoint son garage à 60 km/h, la vitesse maximale autorisée dans les stands.
Sur les écrans de chronométrage, les meilleurs tours de chaque voiture sont maintenant significatifs. Les 18 Hypercars sont regroupées en trois secondes derrière la Ferrari 499P #83 AF Corse de Robert Kubica, Ye Yifei et Philip Hanson (3’26’’316 à 45 minutes du terme). Le plateau LMP2 s’étend sur six secondes et demi, l’Oreca 07-Gibson #29 Forestier Racing by Panis de Louis Rousset, Esteban Masson et Oliver Gray ayant signé un probant 3’33’’645. C’est la BMW M4 LMGT3 Evo #32 Team WRT de Darren Leung, Sean Gelael et Augusto Farfus qui domine alors le LMGT3, avec un chrono arrêté à 3’55’’132.

Grosse chaleur pour José María López au volant de la Lexus RC F LMGT3 #87 (Akkodis ASP Team). À la poursuite de la Corvette Z06 LMGT3.R #33 dans les virages Porsche, l’Argentin perd brutalement le contrôle du train arrière, contrebraque et parvient in extremis à reprendre sa trajectoire. En Hypercar, Delétraz est ralenti par des soucis techniques au volant de la Cadillac V-Series.R #12 Cadillac Hertz Team JOTA, alors que Dries Vanthoor (BMW M Hybrid V8 #15) se fait piéger à l’entrée des S de la Forêt. L’intervention d’un engin de manutention est nécessaire pour l’extraire du bac à graviers. Il regagne le garage de l’équipe BMW M Team WRT. La voiture est rentrée à l’intérieur pour une intervention de ses mécaniciens. Elle ne reprendra pas la piste ce soir.
Minuit sonne et le drapeau à damier tombe un classement particulièrement serré en Hypercar : neuf voitures se tiennent en une seconde, et la quasi-totalité du plateau en deux secondes !
Rendez-vous ce jeudi à 14 h 45 pour la 3e séance d’essais libres des 24 Heures du Mans
Top 5 du classement général à l’issue de la FP2 :
1. Toyota GR010 Hybrid #7 Toyota Gazoo Racing – Mike Conway / Kamui Kobayashi / Nyck de Vries, 3’26’’096 ;
2. Ferrari 499P #83 AF Corse – Robert Kubica / Yifei Ye / Philip Hanson, à 0’’220 ;
3. Cadillac V-Series.R #101 Cadillac WTR – Ricky Taylor / Jordan Taylor / Filipe Albuquerque, à 0’’291 ;
4. Alpine A424 #36 Alpine Endurance Team – Frédéric Makowiecki / Jules Gounon / Victor Martins, à 0’’321 ;
5. Cadillac V-Series.R #12 Cadillac Hertz Team JOTA – Louis Delétraz / Will Stevens / Norman Nato, à 0’’324.
Les leaders des autres catégories :
